Le Progrès - Viriat - Météo amateur

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Le Progrès - Viriat - Météo amateur

Message  seon42 le Lun 30 Juil 2012 - 10:14

Le Progrès - Viriat - Météo amateur - « On a des capteurs, on sait tout mesurer objectivement »

Publié le 15/07/2012 à 06:00


Société. À Viriat, Pascal Marion a sa station météo et son site. Un tout nouveau. Et comment ça marche, tout ça ?

Le Progrès a écrit:« Mon père était officier sapeur-pompier à Bourgoin-Jallieu. On logeait à la caserne et le facteur climatique influait souvent sur les interventions. La foudre, l’orage, les inondations… » Pascal Marion a 10 ans quand il part vivre à la campagne. « On avait un pluviomètre. En mai 1983, une colline déboisée est tombée sur une voie ferrée après un orage et a fait dix blessés sur le Grenoble-Lyon qui arrivait. » La météo lui a toujours parlé, à cet habitant de Viriat.

Il avait déjà sa station et son site qui avait enregistré 22 000 visites. Et en avril, il en installait une nouvelle, semi-professionnelle -un investissement de moins de 2 000 euros- et un nouveau site qui fait du direct 24/24 (1). Les relevés transmis par radio au terminus informatique de la station sont stockés sur plus de vingt jours. Ce qui permet tout de même au météo amateur de s’éloigner un peu de son ordinateur. Mais pas trop. Outre les mises à jour des tableaux, « je fais des fichiers. Et j’ai récupéré des données de la vieille station depuis fin 2001. Ce qui me permet d’avoir des tableaux comparatifs ». Des graphiques d’évolution des températures, de quantités de précipitations, de direction du vent, de vitesse maximale…

Question : avons-nous eu un hiver normal ? « Du 31 janvier au 14 février, les normales saisonnières sont de 0,3 pour les minimales. On était à -5,6, mais avec un ressenti de -20 à -22°, avec un vent à plus de 50 km/h. Je vais faire hurler les gens : on a eu un hiver particulièrement doux ! En novembre, la moyenne des normales saisonnières est de 3,8°. On était à 4,11 pour les minimales. En décembre, les minimales sont négatives (0,2) et on était à 2,8°. Et de 5,5, on est passé à 8,9 au niveau des maximales. » Bref, avant de se lancer dans des conclusions hâtives, mieux vaut tourner sept fois sa souris sur son tapis ! « On est objectif, d’un point de vue scientifique. On a des capteurs, on sait mesurer tout objectivement. » La pluviométrie, par exemple, à 0,2 millimètre près par heure. « Tous les humains n’ont pas la même perception du temps, c’est normal. »

Et le réchauffement climatique ? « On se penche dessus, avec Pierre Raffourt, un autre météo amateur. Son papa l’était aussi et il a des relevés de 70 ans. On constate tous que, même sur une courte période de douze ans, on a une modification. »

Qui va sur ce site, outre les météo amateurs ? « Des collègues de travail, des jardiniers qui veulent savoir s’il faut arroser, en fonction de l’évaporation… » Les sols retiennent moins l’eau lors d’une pluie diluvienne. « Le 1 er juillet, j’ai eu 206 visites. Il est tombé 74 mm en 14 heures -un record pour un mois de juillet en Bresse- ce qui correspond à un mois complet en moyenne. D’autres gens me disent qu’ils vont sur le site. Ça leur évite de sortir de chez eux pour aller voir le pluviomètre. » Plus pratique et plus sûr, sans aucun doute !

(1) meteo-viriat.fr


Le Progrès - Messimy - La passion de la météo, de Roger, Pierre, Fabrice et les autres…

Publié le 08/06/2012 à 06:00


Messimy. Roger Grange vit la météo du matin au soir depuis 21 ans. Pour donner un coup de main à Météo France, par passion aussi. Comme 32 autres observateurs et des dizaines d’amateurs

Le Progrès a écrit:Dans sa villa de Messimy, avant de vous présenter sa petite cabane météo et son pluviomètre, Roger Grange vous montre ses oliviers géants, ses cactus, son figuier. Chez cet ancien commercial en poids lourds, flotte un surprenant petit air de Provence en val de Saône qui peut intriguer. Mais Roger n’a pas peur du gel, ici il évoque un microclimat et il sait de quoi il parle.

Le temps, il connaît, lui qui est correspondant de Météo France depuis 21 ans.

« C’est ici, à Messimy, qu’il pleut le moins dans l’Ain… En revanche, quand ça tombe, ça tombe. » Et il en a les preuves, comme son homologue de Saint-Rambert-en-Bugey, qui a apporté au fil de ses relevés la preuve que sa vallée ne connaissait jamais ou presque le brouillard.

Roger Grange relève ainsi les données de son pluviomètre et de son thermomètre tous les jours. « Le matin, c’est la pluviométrie et les minis. Le soir, la température maxi. Je note tout sur un petit carnet, avec aussi les conditions générales (brouillard, tonnerre, grêle…). J’envoie mes relevés une fois par mois avec la bande témoin à Château-Gaillard, qui me donne 130 euros par an. J’ai aussi eu trois médailles en remerciement. » Mais ce travail d’observateur, il ne le fait pas pour l’argent. « On rend service. On sait que ça ne va pas changer l’avenir de la France. De toute façon, j’aime savoir le temps qu’il va faire. Quand je pars en vacances, la météo, c’est la première chose que je regarde dans le journal… » Et puis Roger est aussi philosophe. « J’aime aussi la météo, parce que personne ne peut la commander, même pas les puissants. »

Passionné, il a aussi de la mémoire. Il se souvient des grosses chutes de neige de 1988, des gros orages de 1992… Roger observe, note, mais pas seulement, et au fil du temps, il est devenu assez calé pour prévoir la météo à court ou moyen terme. « Le brouillard le matin en été, ça veut dire risque d’orages en soirée. Il y a aussi les vieux dictons. Quand on dit : y’a le Bressan, les montagnards ne passent pas, ça veut dire qu’il y a du vent chez nous et jusqu’en Dombes, et que les orages ne traverseront pas la Saône…

Le 1 er septembre, il n’enverra plus ses relevés à Château-Gaillard. Il le regrette. « On a de bons contacts avec les prévisionnistes de Météo France, ils passaient une ou deux fois par an. Pour situer nos appareils de relevés sur le GPS, pour nous conseiller. On devait bouger la cabane météo, trop sous un arbre… » Après une dernière rencontre avec eux, il y a dix jours, à Château-Gaillard, Roger ne devrait pas les retrouver. Ou alors au téléphone. « Je n’irais pas à Bron, la ville ce n’est pas mon truc… C’est dommage ce départ. »
Les météorologues du web à découvrir

Leur service est gratuit, rapide, clair est facilement accessible sur le net. À Viriat, c’est Pascal ; à Pont-d’Ain, Fabrice ; à Saint-Étienne-du-Bois, Pierre ; à Innimond c’est Malcolm… Ils ont aussi des « collègues » à Jasseron, Echallon, Lancrans, Etrez, Replonges. Sur leurs sites internet, vous pouvez trouver toutes les données qui touchent au plus près votre secteur, données réactualisées toutes les dix minutes. Le temps de la nuit précédente, la pluviométrie, la vitesse du vent, le cumul depuis le début de la journée, du mois, l’avancée des orages sur les radars, les débits des rivières, les webcams des stations de sports d’hiver de l’Ain… Certains s’osent aux prévisions - Pont-d’Ain, Jasseron -, d’autres possèdent un fond d’archives impressionnant - Saint-Etienne-du-Bois, tous sont des passionnés qui travaillent dans l’ombre pour vous servir. À découvrir.

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