Le Progrès - Roanne - Débosseleur

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Le Progrès - Roanne - Débosseleur

Message  seon42 le Mer 16 Juil 2014 - 7:04

Le Progrès - Roanne - Débosseleur

Publié le 15/07/2014 à 05:00

Services. Suite de notre série consacrée aux métiers itinérants avec Fabien Boniface, ‘‘débosseleur’’ à son compte. Un métier atypique qui consiste à réparer les automobiles impactées par la grêle.



Photo Jérémy Perraud

Le Progrès a écrit:« Mon travail dépend de la météo ». Fabien Boniface est l’une des rares personnes qui espère voire tomber de la grêle. Et pour cause. Son travail est de réparer la taule des voitures impactées.

« Je suis les nuages, indique-t-il rieur, une application sur mon smartphone me permet d’anticiper les épisodes grêleux sur le territoire. Ce qui me permet ensuite de démarcher des carrossiers sur la zone touchée ».

Cet entrepreneur ne possède pas de local propre à son activité. Un partenariat avec une carrosserie est nécessaire pour qu’il puisse ‘‘débosseler’’ les véhicules. « Je m’installe dans ses locaux. Il est préférable de se rendre sur place pour établir un contact sérieux avec l’établissement. Se créer un réseau est très important. Le risque est de faire pas mal de kilomètres pour rien… »

Depuis deux ans, et la création de sa société Dégrêle-top à Roanne, Fabien Boniface enchaîne les déplacements. « À Tours et Orléans en 2013, dans le nord de la Loire, puis à Paris, et aujourd’hui à la carrosserie des Monts de la Madeleine à Mably ».

« Il y a du boulot pour plusieurs mois »

L’épisode de grêle important fin juin a endommagé de nombreux véhicules sur le Roannais. « Je suis chanceux, il y a du boulot pour plusieurs mois », indique le débosseleur. « De nombreux concessionnaires ont vu leur parc totalement endommagé. Plusieurs centaines de véhicules sont concernées dans l’agglomération ».

Ces voitures destinées à la vente peuvent être traitées prioritairement. Ce qui n’empêche pas les particuliers d’accéder à ce service atypique (voir par ailleurs).

« Ce travail nécessite de la dextérité », insiste Fabien. Ce jour-là, il s’attaque à une Volvo C70 décapotable blanche. « Il existe différentes techniques. La première consiste à accéder à la zone d’impact depuis l’intérieur du véhicule. Il faut passer le renforcement ce qui n’est pas toujours aisé ». Muni d’une canne de redressage (tige métallique semblable à un club de golf), et d’un marteau, il remonte la bosse par des petits coups très précis. « La taule doit reprendre sa forme originelle sans craqueler la peinture ».

Certaines zones sont impossibles d’accès. Pour celles-ci, Fabien a recours à des ventouses. « Je fixe un embout de plastique sur la taule à l’aide d’une colle spéciale. Une fois sèche, j’utilise une masse à inertie qui tire l’ensemble et redresse la carrosserie ». Chaque opération s’accompagne d’un écran de lumière tamisée. « C’est mon guide. Elle me permet d’identifier chaque zones sensibles, ce qui peut être compliqué à l’œil nu, puis de retrouver la courbe parfaite de la carrosserie ».

« Un métier dans le métier »

Christian Giraud, directeur de la carrosserie des Monts de la Madeleine, accueille plusieurs entreprises de débosselage. Certaines, très importantes, se déplacent dans toute la France. « Il s’agit d’une grosse activité dans l’année comptable. On trouve un arrangement avec les sociétés. Leur travail est bien différent du nôtre. C’est un métier dans le métier. De notre côté, nous nous occupons toujours de la peinture, du changement de capots, des pare-brise, etc. Fabien est donc sous-traitant chez nous ».

Le débosselage présente des avantages importants pour les clients : une plus grande rapidité des opérations, et un coût « deux à trois fois inférieur au traitement classique d’une carrosserie, précise Fabien Boniface, aujourd’hui les gens n’attendent plus. Ils veulent que leur véhicule soit réparé de suite même si les dégâts ne les empêchent pas de prendre la route ».

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Re: Le Progrès - Roanne - Débosseleur

Message  seon42 le Mer 16 Juil 2014 - 7:22

Et quelques articles sur la grêle

Le Progrès - Saint-Jean-la-Vêtre - Un orage de grêle impressionnant

Publié le 14/06/2014 à 05:00


Une rivière de grêle a traversé le village. Photo Benjamin Faye

Le Progrès a écrit:Ce vendredi, aux alentours de 14 heures, c’est un événement météorologique inhabituel qui s’est produit sur la commune. Un orage de grêle d’une rare intensité s’est abattu sur le centre bourg pendant plusieurs minutes, provoquant de véritables rivières, notamment dans la rue principale. Un phénomène d’autant plus surprenant qu’aucune des localités aux alentours n’était touchée par le phénomène. Même si la taille des grêlons n’était pas suffisante pour provoquer de gros dégâts, les jardins et les arbres fruitiers notamment ont beaucoup souffert, au grand dam des riverains.


Le Progrès - Beaujolais - Les orages de grêle sévissent de manière très localisée en Beaujolais

Publié le 30/06/2014 à 05:00

Le Progrès a écrit:Ils étaient attendus et annoncés. Les orages et la grêle se sont bien abattus en Beaujolais, ce samedi et dans la nuit de samedi à dimanche. Moins virulente et moins étendue qu’en Bourgogne, elle n’en a pas moins affecté, de façon très localisée, la région beaujolaise. « On en saura plus, ce lundi », expliquait ce dimanche Denis Chillet, de l’Union des vignerons, qui sera en Calade, ce lundi matin pour faire le point. Déjà, on sait qu’à certains endroits de Denicé, jusqu’à 40 % des grappes auraient été atteintes. Beaucoup plus haut, à Vauxrenard, sur les lieux-dits Moulin du prince, les Bourrons ou la Croix Barraux, les chutes ont été impressionnantes. « Il y avait des grêlons plats, des ronds, de 2 cm de diamètres, de 3 cm... », raconte le viticulteur Bruno Perraud, dont les parcelles de beaujolais et beaujolais village n’ont pas été épargnées. « Il reste du raisin, des feuillages, mais on ne sait pas ce que ça va donner ». Seule consolation : ses vignes de moulin-à-vent, situées à Chénas et Romanèche, n’ont pas été touchées. Alors que la fermeture de grappe s’achève et qu’approche la phase de maturité, les yeux des vignerons vont être plus que jamais rivés vers le ciel.


Le Progrès - Roannais - Une vingtaine d’interventions des pompiers suite à l’épisode de grêle, samedi après-midi

Publié le 30/06/2014 à 05:00


Photo Julien Vacheron

Le Progrès a écrit:Météo France ne s’était pas trompée en plaçant le département de la Loire en vigilance orange orage pour la journée de samedi.

À partir du milieu d’après-midi, plusieurs épisodes orageux de forte intensité se sont succédé sur le bassin roannais. Mais à Roanne et dans les communes proches, ces fortes chutes de pluie étaient accompagnées de grêlons atteignant parfois plusieurs centimètres de diamètre. Des précipitations qui ont donné lieu à quelques minutes de « panique » dans le centre-ville de Roanne, puisque de nombreux chalands cherchaient à se mettre à l’abri des grêlons.

« C’est un épisode de grêle qu’on peut qualifier d’important. Mais il n’y a rien eu de dramatique » tempère le commandant Frédéric Gay, responsable du centre de secours de Roanne. « Entre 16 h 30 et 19heures, nous sommes intervenus une vingtaine de fois pour des vérandas ou des verrières qui avaient été cassées par les grêlons » explique l’officier. « Dans ce genre de situation, notre action consiste surtout à mettre en sécurité les lieux et les personnes pour que les habitants ne soient pas blessés par les débris de verre. On pose aussi des bâches pour éviter les infiltrations d’eau. Mais ce ne sont pas les pompiers qui passent la serpillière » sourit l’officier avant de montrer quelques véhicules de service dont les capots et les pavillons ont été endommagés par la grêle.

Si l’épisode de grêle de ce samedi peut être qualifié de sérieux, il n’a pourtant rien de comparable avec celui enregistré en mai 2009. Décrits par les habitants comme ayant la taille « d’un poing ou d’une balle de tennis », les grêlons étaient tombés pendant près de 15 minutes sur une bande de quinze kilomètres, entre les villages de Briennon et Cuinzier, causant de sérieux dégâts matériels.


Le Progrès - Beaujolais - Les viticulteurs du Beaujolais ont un grêlon dans le coin de la tête

Publié le 04/07/2014 à 05:00

Alors que la côte de Beaune, en Bourgogne, compte ses raisins morts après les orages de la fin juin, état des lieux de la lutte contre la grêle en Beaujolais.


Touchés par la grêle au début du mois d’août 2008, certains viticulteurs avaient conservé les grêlons au congélateur. Photo d’archives Richard Mouillaud

Le Progrès a écrit:Le samedi 28 juin dernier, des orages très localisés ont touché plusieurs zones du Beaujolais. La grêle tombée n’a aucune commune mesure avec le déluge qu’ont subi les vignerons de la côte de Beaune, mais les ceps ont été touchés dans des endroits aussi divers que Beaujeu, Charentay ou Denicé.

À Vauxrenard, Isabelle et Bruno Perraud ont perdu « 70 % des grappes sur certaines parcelles, qui avaient déjà été touchées le lundi 23 juin. Sur des zones plus préservées, seulement 30 à 40 % des grumes ont été endommagées », détaille Isabelle. Le couple de vignerons est un habitué des grêlons, puisqu’ils ont perdu « la totalité de leur récolte en 2004 et 2008, puis 40 % en 2012. »

40 à 50 % des viticulteurs assurés en Beaujolais

Pour lutter contre ce fléau, « il n’y a pas grand-chose à faire, si ce n’est souscrire une bonne assurance », relève Isabelle. François Roth, directeur de l’UVB (Union viticole du Beaujolais), ne dit pas autre chose : « Il faut absolument que les viticulteurs s’assurent contre la grêle. Dans le Beaujolais, région à risque, 40 à 50 % des vignerons sont assurés. » Un chiffre élevé. Le vignoble français, dans sa totalité, serait « assuré à 10 - 15 % ».

Pourtant, des moyens de lutte plus directs sont toujours largement utilisés, ailleurs qu’en Beaujolais. Dans les années 70, des pilotes d’avion « ensemençaient » des produits dans les nuages, et les viticulteurs n’hésitaient pas à lancer des roquettes chargées d’iodure d’argent sur les menaces éventuelles (1).

Associés aux canons anti-grêle (voir par ailleurs), ces moyens ont aujourd’hui été complètement abandonnés dans la région. La raison est plutôt simple : les doutes sur l’efficacité des canons sont nombreux. « Si l’on prend les chiffres, en gros ça ne sert absolument à rien, résume François Roth. J’ai encore eu des témoignages de Bourguignons, qui les utilisent encore… Ils sont loin d’être convaincus ».

Denis Chillet, secrétaire général de l’UVB et viticulteur à Denicé, évoque également « la pollution. Ce n’est pas anodin d’envoyer de l’iodure d’argent dans l’atmosphère, même dans des proportions infimes. C’est plus pour se rassurer qu’autre chose ». Dernière réponse envisagée, les filets. « Nous avons pensé à cette solution, raconte Isabelle Perraud. Mais le devis à 10 000 € l’hectare nous a instantanément refroidis… » Finalement, la solution la plus fiable reste « l’assurance multirisques climatiques, pour l’instant prise en charge à 65 % par l’Union européenne », détaille Denis Chillet, qui regrette que « certains vignerons n’intègrent pas l’assurance dans leur comptabilité. » Et le risque est immense : « Si un jeune producteur ne s’assure pas, il se met en danger, alerte François Roth. Il y a des moyens d’anticipation et d’intégration du risque dans la gestion de l’exploitation. » Au niveau national, une réflexion est en cours sur la mise en place « d’une assurance de base » obligatoire.

Une avancée qui serait autrement plus efficace que « souffler sur les nuages », comme le préconise avec humour Isabelle Perraud.

(1) Voir à ce propos une archive de l’INA (Institut national de l’audiovisuel), tournée en 1971 : http://www.ina.fr/video/LXF01031098


Le Progrès - Beaujolais - Plus aucun canon anti-grêle en fonctionnement dans la région

Publié le 04/07/2014 à 05:00


Le canon de l’auberge des Hauts de Chénas. Photo DR Le canon de l’auberge des Hauts de Chénas. Photo DR

Le Progrès a écrit:Les habitants du Beaujolais qui fréquentent l’auberge des Hauts de Chénas connaissent bien l’objet. Pourtant, plus aucun canon anti-grêle ne fonctionne dans les vignobles de la région. Ce dispositif date du XIXe siècle. Il diffuse des ondes de choc dans un entonnoir tourné vers le ciel. Une déflagration générée par un mélange d’air et de gaz, qui est censée réchauffer l’atmosphère, et du coup empêcher la formation des gros grêlons. La méthode est encore très utilisée en Bourgogne par les viticulteurs, mais aussi par les producteurs de fruits du Sud-Ouest de la France, entre autres. La méthode ne fait pas l’unanimité, et son efficacité est régulièrement contestée. Tous les orages ne produisent pas de la grêle, et il faut mettre le dispositif en route suffisamment tôt pour éviter la formation des grêlons.

Ce qui implique l’utilisation d’un radar, et forcément des frais supplémentaires. À supposer que cela soit efficace.


Le Progrès - Poule-les-Écharmeaux - Orage violent avec grêle

Publié le 05/07/2014 à 05:00


Photo Geneviève Armanet

Le Progrès a écrit:Ce jeudi vers 16 h un violent orage s’est abattu sur le village, pendant près de cinq minutes des grêlons de tailles variables ont rebondi sur les toitures, des véhicules qui ont ralenti leur vitesse. Au lieu dit la Scierie certains grêlons ont atteint deux centimètres de diamètre.

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