Le Progrès - Rive-de-Gier - Marius BLANC

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Le Progrès - Rive-de-Gier - Marius BLANC

Message  seon42 le Dim 30 Aoû 2015 - 13:20

Le Progrès - Rive-de-Gier - Les jardins et les potagers souffrent des fortes chaleurs - « À la guerre, on ne cultivait pas de fleurs. Par temps de fortes chaleurs, c’est pareil ! »

Publié le 12/08/2015 à 05:00


Marius Blanc règle son programmateur pour le goutte à goutte. Photo Marion Saive

Le Progrès a écrit:À l’extérieur, le thermomètre affiche 39 °C. Marius Blanc, horticulteur depuis 1977, entame un tour de son jardin de 3 000 m², pour inspecter l’état de ses plantes et de son potager.

Des gestes à adopter

Depuis plus de trente ans, Marius note le volume des précipitations, relevées grâce à un pluviomètre artisanal. Les chiffres pour 2015 sont significatifs. « Le mois dernier, il n’y a eu que 21 mm de précipitations, pour 266 mm depuis janvier. À la même période l’an dernier, j’ai relevé 125 mm en juillet et 416 mm depuis janvier 2014. » Avec son système de goutte à goutte et son programmateur, Marius fait tout pour consommer le moins d’eau possible. « En ce moment, je l’ai réglé pour qu’il se mette en route entre 19 et 20 heures. » Sur sa terrasse, il lave les légumes qu’il va consommer et réutilise l’eau de rinçage pour arroser ses plantes. Il sourit : « Ma génération a toujours été habituée à faire des économies. »

Malgré la sécheresse, son jardin se porte assez bien. Avec ses 40 ans de métier, il connaît les gestes à adopter. « Je mets du paillis (compostage de surface, ndlr) pour protéger le sol et conserver la terre au frais, car le terrain ne garde pas l’eau. »

Une horticulture raisonnée

Marius observe la réaction de ses plantes face à la chaleur et fait des choix en conséquence. « J’évite toutes les variétés qui ne supportent pas la sécheresse, elles demandent trop d’eau, c’est trop contraignant. » Comme l’impatiens, qui dépérit à vue d’œil et qu’il a décidé de ne pas replanter l’an prochain. À l’inverse, les pourpiers, ficoïdes et bégonias semperflorens résistent bien. Tout comme la vigne, dont les racines descendent jusqu’à 10 mètres de profondeur, et qui n’a donc pas besoin d’être arrosée. « Des périodes de sécheresse, il y en a toujours eu, il suffit juste de s’y habituer », poursuit l’horticulteur, qui a revu ses priorités. « Il faut d’abord penser à manger, je m’occupe de mon potager avant tout. À la guerre, on ne cultivait pas de fleurs. Par temps de fortes chaleurs, c’est pareil ! Après, j’essaye de sauver le maximum de plantes annuelles pour le fleurissement. »

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